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Pour les étudiants étrangers hors Union européenne qui envisagent de poursuivre leurs études en Belgique, la rentrée académique 2026-2027 s’annonce plus exigeante sur le plan financier. Le montant minimum des moyens d’existence requis pour obtenir ou prolonger un titre de séjour étudiant vient d’être réévalué, conformément au mécanisme d’indexation annuelle prévu par la réglementation belge. De même, pour les étudiants souhaitant faire leur caution bancaire ou obtenir leur Attestation de Virement Irrévocable pour la demande de visa, ils devront débourser plus d’argent.

Selon les nouvelles dispositions, le seuil mensuel est désormais fixé à 1 062 euros, soit 12 744 euros par an, contre 10 020 euros auparavant. Une augmentation qui n’est pas anodine pour des milliers d’étudiants internationaux, notamment originaires d’Afrique, où le financement d’un projet d’études à l’étranger repose souvent sur des ressources familiales déjà souvent sous pression.

Une exigence légale pour éviter la précarité

La législation belge rappelle clairement l’objectif de cette mesure. Un étudiant étranger doit démontrer qu’il dispose de moyens suffisants « afin de ne pas devenir une charge pour le système d’aide sociale belge au cours de son séjour », précise les autorités.

Autrement dit, les autorités souhaitent s’assurer que les étudiants peuvent subvenir à leurs besoins, notamment de logement, d’alimentation, de transport et autres dépenses courantes, tout au long de leur séjour académique.

Ce montant minimum est fixé par arrêté royal et ajusté chaque année. Pour l’année académique 2026-2027, précise le texte officiel, « ce montant minimum s’élève à 1.062 euros net, par mois ».

Des preuves financières strictement encadrées

Pour satisfaire cette exigence, plusieurs mécanismes sont prévus. L’étudiant peut notamment présenter « la preuve du dépôt d’une somme d’argent équivalente à douze fois le montant minimum mensuel » sur un compte bloqué ouvert à son nom.

Cette garantie financière peut être gérée par un établissement d’enseignement supérieur ou par une société spécialisée dans les comptes bloqués destinés aux étudiants internationaux. À ce sujet, l’administration précise que l’Office des étrangers n’accepte que les Attestations de Virement Irrévocable (AVI) établies par les sociétés comme Ready Study Go International.

Un défi supplémentaire pour les étudiants africains

Dans les faits, la hausse du seuil financier représente un obstacle supplémentaire pour de nombreux candidats aux études en Belgique. Passer de 10 020 euros à 12 744 euros signifie mobiliser près de 2 700 euros supplémentaires, une somme considérable dans plusieurs pays africains.

Si cette mesure vise à sécuriser les parcours académiques, elle rappelle aussi une réalité incontournable : pour les étudiants internationaux, la réussite d’un projet d’études en Europe dépend désormais autant de la motivation académique que de la solidité financière du dossier.